Maisons de Services Publics

Notre province est reconnue comme un territoire où il fait bon vivre et où la qualité de vie est sans égal ! Pourtant, peu à peu, cette qualité de vie est entachée par la disparition toujours grandissante de nombreux services à la population. Nos communes, parfois impuissantes, voient partir de nombreux services de leur territoire, que ceux-ci soient marchands ou non-marchand, publics ou pas…

C’est dans un espoir de modifier cette tendance que Réseaulux, avec l’aide et l’expertise de la Fondation Rurale de Wallonie, travaille actuellement à initier une dynamique qui va devoir répondre aux problématiques liées à l’accessibilité des services.

Afin de travailler de manière efficace, il a été décidé de travailler en 4 grandes étapes :

1. Inventaire des services existants

La première étape consistait à créer un document synthétisant, pour chaque commune, les services présents sur leur territoire. Nous avons répertorié les services qui nous semblaient importants au quotidien pour la population et des services dont l’utilisation est parfois plus sporadique mais qui n’en reste pas moins importants.

Les services que nous avons décidé de répertoriés sont : les médecins, les pharmacies, les infirmiers, les kinésithérapeutes, les postes de garde médical, les maisons repos MRS, les accueils de jour pour seniors, les crèches, les gardiennes, les consultations ONE, les plannings Familiaux, les mutuelle, les PMS, les distributeurs de billets, les ALE titres services, les écoles fondamentales, les accueils extrascolaires, les écoles secondaires, les commerce de détails (alimentaires et non-alimentaires), les « commerces » sociaux, les supérettes,  les marchés, les pompes à essence, les centres culturel, les bibliothèques/ bus, les équipements sportifs, les EPN, les Maisons des Jeunes, les discobus, les Postes, les administrations communales, les écrivains publics, les services d’aide à l’emploi, les services d’enregistrement, les services d’urbanisme, les guichets de l’énergie, les services des contributions, les permanences pension.

Dans un souci de précision, nous avons décidé de diviser les communes à l’échelle des anciennes communes car nous estimions que les territoires communaux étaient trop grands que pour avoir une représentation adéquate de la répartition des services.

La compilation des données des 44 communes de la province nous a donc permis d’avoir une image de la répartition des services sur le territoire, nous donnant ainsi des informations objectives pour les prochaines étapes du projet. 

D’autres données, par commune, vont aussi être prises en compte car nous estimons qu’elles pourraient avoir une importance sur l’accessibilité aux services, telles que : la moyenne des revenus de la population, la moyenne d’âge de la population, le pourcentage de la population qui se situe dans les tranches avec le moins de revenus…

2. Consultation des besoins

Afin d’améliorer encore nos informations sur le terrain, nous allons créer un questionnaire en ligne pour la population luxembourgeoise. Celui-ci aura pour but de prendre au mieux le pouls de la population dans leur besoin d’accès aux services.

Dans un souci de pouvoir prendre connaissance des souhaits du plus grand nombre de personnes, en évitant de mettre de côté ceux qui n’ont pas d’accès aux outils numériques, nous travaillerons aussi avec des questionnaires papier que nous distribuerons dans les communes, les CPAS, les conseils consultatifs des aînés…

De plus, nous réaliserons deux questionnaires complémentaires, différents de celui qui sera proposé aux habitants de la province, qui seront destinés aux élus politiques et aux responsables d’associations présentes sur le territoire luxembourgeois. 

Les résultats récoltés auront pour devoir de nous informer sur les relations que les habitants, les élus et les responsables d’associations entretiennent avec les services au quotidien. Ce sera aussi l’occasion de comprendre quels sont les services qui semblent primordiaux pour les personnes questionnées et leur vision d’une accessibilité optimale à ces services.

En parallèle de ce travail avec les citoyens, nous irons à la rencontre d’un ensemble de prestataires de services afin d’échanger avec eux sur les services qu’ils offrent. Il sera important de faire un debriefing avec eux sur les différents moyens qu’ils utilisent pour proposer leurs prestations. Mais il sera surtout primordial de connaître leurs intentions quant à l’évolution qu’ils souhaiteraient donner à la manière d’offrir leurs services.

Que cela soit les services publics fédéraux ou wallons, la Poste, les administrations bancaires ou encore les fournisseurs d’énergies, nous pensons que des solutions peuvent être trouvées afin que les besoins de la population et les leurs se rencontrent pour optimaliser l’accessibilité aux services. Ces rencontres devront donc dégager des solutions efficaces à proposer dans la finalisation de notre projet de MSP.

3. Recommandations

Après l’analyse des questionnaires et des rencontres avec les prestataires de services et les élus, nous rédigerons un carnet de recommandations à destination du monde politique. 

Nous compilerons toutes les idées reçues par les citoyens, les élus locaux et les prestataires de services mais aussi les projets qui sont mis en place actuellement afin d’améliorer l’accessibilité aux services.

Ce livret sera un outil d’aide à la décision pour les politiques locales et provinciales, afin qu’ils puissent développer des projets pour rendre l’accessibilité aux services plus efficiente en utilisant tous les moyens qui pourront être mis à leur disposition.

4. Mise en œuvre

A partir des recommandations et résultats de l’inventaire et de la consultation, la province et les intervenant qu’elle déterminera s’occuperont de la mise en œuvre du projet des Maisons de Services Publics sur son territoire.